Emmanuel Mendibure

Emmanuel Mendibure est issu de la promotion 2000 du Mastère. Il est aujourd’hui Head of Business Development chez Eurosport Events.

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Un souvenir de votre admission au MS Médias ?

Pour mon épreuve d’originalité, j’avais choisi « Virenque devant ses juges » au moment où il était accusé de dopage. Or à l’époque, j’avais un groupe dans lequel j’étais chanteur et je me suis dit que j’allais écrire une chanson. Je me suis inspiré de la complainte du Mandrin d’Yves Montand pour écrire « la complainte du grimpeur ».

En haut de ma copie, j’avais écrit que si j’étais retenu pour l’oral, je m’engageais à la chanter. J’ai été retenu. À la fin de l’entretien, je ne me suis pas dégonflé et je l’ai chanté a cappella. Ça reste un moment assez exquis.

Et un souvenir en tant qu’étudiant de la promotion 2000 ?

À l’époque on avait comme professeur Christophe Barbier. Il commençait à avoir une vraie notoriété, mais au-delà d’être un personnage médiatique, c’était quelqu’un de très intéressant. Puis les cours de management de la presse également, par Jean-Clément Texier : passionnant. D’autant plus que nous étions en plein dans la bulle du web 1.0.

Enfin j’adorais les cours d’analyse de l’image de Jocelyn Maixent, quelqu’un avec qui j’étais vraiment en phase.

Qu’avez vous fait à la sortie de l’ESCP ?

A l’origine, c’était l’audiovisuel qui m’intéressait. Je suis entré chez Eurosport par la case Télé, et non par le sport. Dans le cadre du Mastère, j’ai fait un stage chez TPS. Ensuite, comme je faisais parti des derniers conscrits, j’ai dû effectuer une coopération que j’ai eu la chance de réaliser dans une web-agency, fait rare à l’époque.

Avec l’éclatement de la bulle, je me suis retrouvé sur le marché du travail prématurément et j’ai dû chercher autre chose. Grâce au réseau des Anciens et à un peu d’audace, j’ai été embauché en tant que chargé d’études chez Eurosport en mars 2002.

Ça fait donc maintenant 11 ans chez Eurosport, quelle a été votre évolution au sein de cette structure ?

Au bout de 18 mois, j’ai repris la responsabilité du département Etudes, Marketing, Programmes. Deux ans plus tard, j’ai rejoint le département des acquisitions de droits où j’ai travaillé pendant trois ans et demi. J’ai rejoint Eurosport Events en 2008 en qualité de responsable du Business Development.

Aujourd’hui, j’occupe plusieurs fonctions : un poste de développement au sein de la régie commerciale d’Eurosport ainsi qu’un rôle de Business Development au sein d’Eurosport Events, avec pour vocation de créer des événements sportifs et d’établir des partenariats avec des organisateurs.

Quel regard portez-vous sur l’industrie du sport aujourd’hui ?

Au delà d’être un spectacle populaire et médiatisé, le sport est devenu un instrument de communication extraordinaire, très puissant qui dépasse le cadre des informations sportives. Le sport fait la une et occupe un espace médiatique toujours plus important. Au delà des intérêts business et sportifs, les Qataris ont bien compris le levier que représente le sport – avec le PSG, la coupe du monde et Beckham, il n’y pas un jour où on ne parle pas du Qatar.

Au delà du Cas beIN Sport qui a des conséquences fortes sur le marché des droits sportifs en France, en 11 ans, depuis que je suis dans ce secteur, le paysage médiatique a complétement évolué : il y a avait l’Angleterre, pionnière et quelques pays d’Europe occidentale, dont la France, qui se développaient sur le marché des chaines sportives.

Aujourd’hui, une vague a déferlé jusqu’en Europe de l’Est, mais également en Amérique du sud, en Asie où cette économie est devenue très concurrentielle et toujours à l’affût de produits premium.

Dans cette perspective, le marché pourrait connaître des mouvements de concentration entre éditeurs de chaînes, l’émergence de grands groupes venant d’Asie (exemple du groupe Al Jazeera qui en 15 ans a conquis l’Europe et les Etats-Unis).

Une chose demeurera pérenne, la force de la marque, la puissance d’un événement seront les biens recherchés par les éditeurs/agrégateurs de contenu pour capter une audience de plus en plus variée, multisupports et toujours plus mobile.

En quoi le sport est-il un secteur à part ?

On vit au rythme du calendrier sportif, ce qui est grisant car il n’y a jamais de temps mort. On est dans un flux tendu continuel. Le sport, c’est non-stop donc les années défilent vite et c’est passionnant.

D’ailleurs, j’aimerais que le MS intègre un cours consacré à l’industrie du sport dans l’espace médiatique : c’est un marché à part entière en croissance exponentielle ces dernières années.  Il regroupe plein d’enjeux : en terme de droits d’exploitation, de chronologie des médias… Et surtout, c’est un produit médiatique unique car il se consomme en direct.

Un message pour les étudiants de la 25e promo ? Serez vous présent pour les rencontrer à la soirée anniversaire ?

Un parcours, c’est à la fois de la détermination, un peu de chance, c’est aussi provoquer ces chances-là et être dans l’effort, ne jamais se décourager. Il faut oser provoquer les choses et utiliser le réseau.

Et oui, je serai présent le 28 février ! Je garde d’ailleurs un souvenir ému d’un précédent anniversaire, celui des 15 ans, durant lequel Jean-Luc Delarue avait pris part à la table ronde.

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