Frédéric Ferrer

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Frédéric Ferrer fait découvrir aux étudiants le monde de la radio depuis 1994. Il partage également avec eux ses contacts et son expertise du monde des médias, lors de petits-déjeuners rassemblant étudiants et professionnels du milieu.

Pour débuter, pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?

L’envie de faire de ma passion pour la radio un métier, m’a toujours animé. Ce n’était pas gagné d’avance quand on naît dans une famille qui travaille dans l’aérien et que l’on est bercé par les réacteurs des Mirage et autres Rafale. J’ai donc dû quitter Istres, m’envoler vers Paris, avenue de la République, pour réussir dans les médias.

Diplômé de l’ESCP en 1988, j’ai été ensuite séduit par le Mastère Médias, nouvellement créé, à l’initiative de Philippe NEMO. Issu de la promo 1991, j’ai commencé ma carrière à Radio Monte-Carlo, avant de rejoindre le groupe Lagardère (Europe 2, RFM). Ce sera ensuite Chérie FM ou encore RTL.

Au son, j’ai ajouté l’image en entrant à France 2. J’ai animé les matinées de la chaîne publique, avant que William Leymergie ne me confie les clefs de Télé Matin, pendant ses vacances. Après 8 ans passés sur M6 à présenter des programmes sur le cinéma, les séries puis les célébrités, j’ai rejoint en 2011 la rédaction de Paris Match avec mon concept d’interviews « Des Chiffres et des Etres ».

Depuis combien d’années intervenez-vous dans le MS Médias ? La nature de votre intervention a-t-elle évolué au cours de ces années ?

Depuis 1994.

Philippe NEMO m’avait demandé de créer un module sur le média radio, que j’ai le plaisir d’animer encore aujourd’hui. Ensuite, nous avons imaginé d’organiser des débats avec des professionnels des médias. Rencontres matinales autour d’un petit-déjeuner ou en fin de journée, avec un goûter.

L’idée originelle, poursuivie et encouragée par Antoine Godbert et Ghislain Deslandes, est d’offrir aux étudiants des moments privilégiés et informels avec des décideurs. Favoriser les échanges autour de questions/réponses, dans une ambiance conviviale avec, si possible, des stages à la clef : voilà ma mission, lorsque je sollicite des intervenants !

Valeur ajoutée pour notre formation, ces instants privilégiés permettent aussi aux étudiants d’être confrontés, à travers ces témoignages et histoires vécues, à la réalité du milieu. Cela complète les cours, plus théoriques, qui leur sont dispensés.

Qu’est ce qui a changé au cours de ces années ?

Le principal changement réside dans la perception. Lorsque ce Mastère a été créé, il était intitulé « Mastère Information et Médias ». Comme pour rassurer les différents acteurs concernés sur le bien-fondé d’un tel enseignement pour ce type de métiers… On considérait alors les médias comme un milieu de saltimbanques et de self-made men. Aujourd’hui, on doit saluer cette prise de risque de la part de notre institution. Le succès de notre formation, sa légitimité, et le réseau qu’elle a créé, nous confortent dans ce choix osé, ambitieux et précurseur !

Autre changement : les envies des étudiants. Les médias écrits suscitent moins de vocations. Le cinéma fascine toujours autant. Télévision et radio passionnent les élèves. Internet attire et intrigue. Les évolutions technologiques, la prédominance du son et de l’image, et les modes expliquent en partie cela.

Nous nous adaptons. Philippe Labro fut l’un des premiers invités que j’avais convié. Aujourd’hui, Nicolas Seydoux est plus en phase avec leurs attentes.

Vous avez animé les festivités lors des 15 ans du MS Médias. Quel souvenir gardez-vous de cet événement ? 

J’avais eu le plaisir d’animer les débats des 15 ans du Mastère. Je garderai le souvenir de la présence d’Etienne Mougeotte ou encore de Jean-Luc Delarue. Ce dernier nous avait d’ailleurs reçus dans ses bureaux quelques semaines auparavant. Sa disparition nous rappelle que les métiers des médias sont à la fois passionnants, prenants et redoutables. C’est là qu’une formation structurante comme la nôtre prend tout son sens.

Les médias sont-ils toujours un secteur d’avenir, selon vous ? 

Plus que jamais ! Et ce 25ème anniversaire intervient à la croisée des chemins. Dans une période de changements rapides. Nouveaux supports, évolution des modes de consommation et des modèles économiques, convergence brodacast/broadband,… Notre secteur est en plein bouleversements. Il doit se réinventer sans cesse. C’est ce qui fait sa richesse et son attractivité.

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